Au pays de Gandhi, y a des mechants et des gentils
  

Au pays de Gandhi, y a des mechants et des gentils

New Delhi, Inde le 24/01/2014

 

Comme toutes les grandes villes precedentes, Dehli est polluee, bruyante et les abords sont occupes par des kilometres de bidonvilles et de dechets. La, les plus pauvres, anciennement paysans, venus tenter leur chance « a la ville », trient les rebus de la consommation des classes superieures d une des plus grandes villes du monde (20 millions d hab.).

Arrives a ce stade, nous commencons a avoir une idee un peu plus claire de la societe indienne. Et ce n est pas tres reluisant. D abord, l Inde est un pays de mecs. Si on observe la foule dans les rues, on pourrait se dire que les hommes representent 90 % de la population ! Ou sont les femmes ? A la maison, bien cachees. Et « leurs gestes plein de charme » bien caches aussi sous des saris ou des niqabs. D apres les stats, il y a 54 % d hommes et 46 % de femmes dans ce pays (la selection a la naissance se pratique encore malheureusement dans certains cas). Caro etant une fille, vous l aurez remarque, occidentale, son image est encore plus negative. Beaucoup de jeunes mecs sont abreuves de porno sur internet (6e pays en terme de matage de porno sur internet) et con vaincus que toutes les blanches se comportent comme dans ces films. La presence de Matt ou de leur femme ne les empeche pas de regarder Caro comme un bout de viande sur une etale (sans compter les reflexions en hindi et les bruits d animaux). De quoi peter les plombs pour quelqu un qui a été eduque dans le respect et l egalite des sexes ! Bon, on n est pas chez nous, on ne fera pas de scandale, mais ce fut a deux doigts !

Deuxieme constat, les inegalites sociales sont extremes. Plusieurs mondes vivent en parallele, sans jamais se croiser et tout est amenage pour. Les castes, la richesse, le sexe definissent quelle personne côtoyer ou non. Pour exemple, les trains indiens sont divises en 5 classes minimum. Nous en avons fait 3 et avons constate que la population est a chaque fois differente. Les classes moyennes engagent facilement la conversation, parlent bien anglais ; tandis que les plus pauvres sont mefiants et n osent pas nous parler…pour ceux qui parlent anglais. Bien entendu, les plus riches ne s abaissent pas a prendre le train et les plus pauvres ne voyagent pas.

Bon, arretons de nous plaindre car chez nous le constat est loin d etre parfait. Le feminisme a encore de beaux jours devant lui et les inegalites sociales s accroissent !

Revenons a nos vaches sacrees. Dehli nous a permis de flaner dans de multiples marches ou bazar (tissus, saris, epices, encens, bijoux etc… ) ou les couleurs, les odeurs et les bruits sont toujours aussi enchanteurs. L Orient quoi !

Apres quelques visites de monuments moghols, nous prenons la route vers le Rajasthan. 

 

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